CÔTE D'IVOIRE EN BREF

Situation et géographie

La Côte d’Ivoire est un pays phare d’Afrique de l’Ouest, situé dans l’hémisphère nord entre l’Equateur et le Tropique du Cancer, limité au nord par le Mali (532 km) et le Burkina-Faso (584 km), à l'Ouest par la Guinée Conakry (610 km) et le Libéria (716 km), à l'Est par le Ghana (668 km). Le pays possède une côte littorale de 550 km qui constitue sa frontière sud avec l’océan Atlantique. Il s’étend sur une superficie de 322 462 km².

Le pays a acquis son indépendante le 7 août 1960. Sa population est estimée à 24 millions d’habitants avec une densité de la population de 76 habitants au km².

La langue officielle est le français. La capitale politique et administrative est Yamoussoukro au Centre du pays. La capitale économique est Abidjan, situé au Sud. Outre Abidjan et Yamoussoukro, les principales villes de Côte d’Ivoire sont Bouaké (Centre), San Pedro (Sud-Ouest), Daloa (Centre-Ouest), Korhogo (Nord), Man (Ouest), Abengourou (Est).

La devise de la Côte d’Ivoire est Union – Discipline – Travail, son Drapeau a trois bandes verticales égales de couleurs Orange – Blanc – Vert. L’Hymne national est l’Abidjanaise.

Relief

Le relief de la Côte d’Ivoire est dans l’ensemble monotone et plat. Il est constitué de plaines au Sud, le long du Golfe de Guinée. La côte est constituée de falaises, de bandes de sable et de lagunes. Au Centre et au Nord du pays, le relief est constitué de plateaux.
A l’Ouest et au Nord-Ouest, le pays comprend des massifs montagneux, dont le point culminant est le mont Nimba (1752 m). Le caractère monotone et plat du relief rend le pays favorable aux activités économiques, dont l’Agriculture et l’élevage.

Climat

La Côte d'Ivoire est la zone de transition entre le climat équatorial humide et le climat tropical sec. D'une manière générale, les températures sont élevées (autour de 30°C).
Dans le Sud, le climat est équatorial, donc très humide. La température est relativement constante, entre 29 et 32ºC. La pluviométrie oscille entre 1400 et 2400 mm. On distingue quatre saisons principales :

  • Deux saisons de pluies dont la grande intervient dans les mois de juin à juillet et la petite saison d’octobre à novembre ;
  • Deux saisons sèches couvrant les mois d'août à septembre (pour la petite saison) et les mois de décembre à mars (pour la longue saison). Cette dernière est marquée par l’harmattan venu du Nord.
Au Centre, le climat comprend également 4 saisons. Deux maxima de précipitations de mars à juin et de septembre à octobre avec une pluviométrie qui oscille entre 1100 et 1600 mm de pluie. Les deux saisons sèches couvrent pour la plus courte saison sèche, les mois de juillet à août et de novembre à février pour la longue.
L’Ouest est marqué par deux saisons. Les pluies abondent dans la période de mars à octobre avec un niveau de pluviométrie allant jusqu’à 2300 mm. La saison sèche couvre la période de novembre à février.
Dans la partie nord, le climat est tropical et plus sec, les saisons sont moins marquées. La température évolue généralement entre 28ºC et 37ºC. Le climat est marqué par deux saisons principales : la grande saison des pluies de juin à septembre avec une pluviométrie située entre 1200 et 1700 mm et la grande saison sèche couvrant la période d’octobre à mai. La région est couverte par un air sec continental.

Végétation

La végétation en Côte d’Ivoire est dans son ensemble favorable au développement de l’agriculture. Elle est constituée de deux grandes zones de végétation.
La partie Sud du pays est couverte par une forêt luxuriante. Le couvert forestier est estimé à environ 2 millions d’hectares de forêts avec des essences variées et des mangroves à proximité des cours d’eau. La Société de Développement des Forêts est en charge de la sauvegarde des zones forestières. La zone allant du Sud au Centre est en outre marquée par les grandes plantations de café, cacao, hévéa, Palmier à huile etc.
Du Centre au Nord, le pays est marqué par la savane arborée et la savane herbeuse, caractérisée par de grands espaces d'herbage et d'arbres clairsemés.

Hydrographie

La Côte d’Ivoire est bien arrosée par un vaste réseau de fleuves, lagunes, cours d’eau et lacs ayant de nombreux affluents. Le pays compte 4 principaux fleuves qui le traversent du Nord au Sud et se jettent dans le Golfe de Guinée. Il s’agit de :

  • Le Cavally, long de 700 km qui prend sa source dans le versant nord du mont Nimba, en Guinée et qui sert de frontière naturelle entre la Côte d’Ivoire et le Libéria ;
  • Le Sassandra, long de 600 km qui prend sa source en Guinée ;
  • Le Bandama, long de 1050 km, qui est le seul fleuve qui prend sa source en Côte d’Ivoire (à Boundiali) ;
  • La Comoé, le plus long fleuve ivoirien, long de 1160 km, qui prend sa source à Banfora, au Burkina Faso.
Le pays compte une dizaine de fleuves côtiers (petits bassins) que sont le Tano, la Bia, la Mé, le Boubo, l’Agnéby, le Niouniourou, le San Pedro, le Néro, la Méné, le Tabou, etc.
Le réseau de lagunes est également bien établi. Les principales sont : la lagune Aby, la lagune Ebrié (qui traverse la capitale économique), la lagune de Grand Lahou, la lagune de Fresco etc.
Le pays compte en outre 6 lacs dont la notoriété est rattachée à la production électrique. En effet, ces lacs ont été créés pour assurer la production hydroélectrique et couvrir les besoins nationaux de fourniture électrique. Il s’agit des lacs de Kossou (créé en 1971), Buyo (créé en 1981), Taabo (créé en 1978), Ayamé 1, Ayamé 2 et le lac de Fayé.

Contexte politique

La Côte d’Ivoire a renoué avec la stabilité politique marquée par la tenue de l’élection présidentielle de 2015, ayant reconduit le Président de la République pour un second mandat de 5 ans. Cette élection présidentielle a été suivie en octobre 2016 par l’organisation d’un référendum qui a permis au pays de se doter de la constitution de la 3ème République de façon pacifique.
En décembre 2016, le pays a renouvelé son parlement à travers des élections législatives tout aussi apaisées. Le pays vient enfin de tenir le 13 octobre 2018, les élections régionales et municipales dans un climat général apaisé.

Economie

La Côte d’Ivoire est l’économie la plus dynamique de la sous-région ouest africaine, avec un taux de croissance annuelle du produit intérieur brute d’environ 8%. L’économie est portée par la production et la commercialisation des produits de rente dont le cacao et par l’essor du secteur des mines et des hydrocarbures. L’inflation est maitrisée et se situe à 1,51% selon la BAD.
Les perspectives économiques restent bonnes avec une prévision de croissance de l’ordre de 8% en 2019 et 2020. Le pays s’est en effet engagé dans le maintien de politique budgétaire et monétaire prudentes, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement du dialogue public-privé.

  • Monnaie

    La Côte d’Ivoire partage avec les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africain (UMOA) , le Franc de la Communauté Financière Africaine (FCFA), de code international XOF, en parité fixe avec l’Euro (1 Euro = 655,957 FCFA) dont la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de L’Ouest) est l’Institution d’émission de la Monnaie.
    L’UMOA forme avec les pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) , dont la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) est l’institution d’émission de la monnaie (XAF-BEAC), les pays de la zone franc.

  • Agriculture

    L’agriculture ivoirienne est portée par les cultures industrielles d’exportation qui sont le moteur du développement économique du pays. La Côte d’Ivoire est en effet, premier producteur mondial de cacao, avec une production annuelle qui oscille entre 1,5 et 1 ,7 millions de tonnes, dont environ un tiers est transformé au niveau local. La régulation de la production et de la commercialisation du cacao est assurée par le Conseil Café-Cacao.
    Le pays est également premier producteur de noix de cajou ou anacarde, dont la production annuelle se situe à environ 725 000 tonnes en 2016. Le pays est 5ème producteur africain de café et produit également le palmier à huile, l’hévéa, le coton etc. Le pays produit et exporte en outre plusieurs fruits dont l’ananas, la banane, la mangue etc.
    La production vivrière quant à elle est essentiellement tournée vers la consommation locale. Elle est variée et correspond aux habitudes culinaires du pays. Elle comprend des tubercules (ignames, bananes, manioc etc.), des céréales (mil sorgho, fonio etc.), des légumes etc.

  • Mines et hydrocarbures

    Le secteur des mines est en plein essor en Côte d’Ivoire. En fin 2016, le nombre de permis de recherche en cours de validité est de 159 dont 18 permis délivré au cours de l’années 2016. Environ 80% de ces permis sont relatifs à la recherche d’or.
    En effet, l’or constitue le minerai le plus abondant en Côte d’Ivoire avec 4 importantes mines : la mine de Tongon (au Nord du pays) en production depuis 2010, de loin la plus importante mine d’or du pays, la mine de Bonikro exploité au nord-ouest à 250 km d’Abidjan, la mine d’Ity situé à 480 km au nord-ouest d’Abidjan, en production depuis 1991 et la mine d’Agbaou à 200 km environ au nord d’Abidjan.
    Outre l’Or, plusieurs autres minerais sont exploités en Côte d’Ivoire dont le manganèse exploité dans certaines localités telles que Bondoukou, Kaniasso, Lauzoua. La production 2017 de manganèse a connu une progression de l’ordre de 146% (environ 510 000 tonnes). Le pays dispose également d’autres minerais dont le diamant, le nickel, le cobalt, la bauxite, le cuivre, le coltan, le fer etc.
    Le bassin sédimentaire ivoirien, d’une superficie d’environ 87.000 km² compte à ce jour, 61 blocs pétroliers dont 7 blocs en onshore et 54 en offshore. 30 blocs sont libres. Selon les statistiques du Ministère en charge du Pétrole et de l’énergie, La production de pétrole brut (huile et condensât) de l’année 2016 se chiffre à 15 425 895 barils, soit une production journalière moyenne de 42 147 barils/jour. Celle du gaz naturel se chiffre à 78,811 milliards de pieds cubes, soit une moyenne journalière de 215,331 millions de pieds cubes/jour.

  • Electricité

    Selon le Rapport 2016 de l’Autorité Nationale de Régulation du Secteur de l’Electricité (ANARE-Cl), la production d’électricité en Côte d’Ivoire est évaluée à 10 080 GWH dont 85% produit à partir de source thermique et 15% à partir de source hydraulique. Les principales centrales thermiques du pays sont celles d’Azito, CIPREL, AGGREKO et VRIDI 1. Les barrages hydroélectriques fournisseurs de la production d’électricité à partir des sources hydrauliques sont Kossou, Buyo, Taabo, Ayamé 1, Ayamé 2 et Fayé.
    La production d’électricité est consommée au plan local à 84%, soit 8425 GWh et exportée au Mali, Ghana, Liberia, Togo, Burkina Faso et Benin (1655 GWh).
    La fourniture d’électricité est relativement continue. La fréquence moyenne d’interruption d’électricité par client desservi par an est de 19, quand la durée moyenne des coupures par client desservi par an se situe à 15 heures.

  • Industrie

    L’industrie ivoirienne reste dynamique et est portée par l’industrie extractive (mines et hydrocarbures). En effet, selon le Rapport Economique et Financier 2017 du Ministère de l’Economie et des Finances, en fin 2016, l'Indice Harmonisé de la Production Industrielle (IHPI) progresse de 10,2%, attribuable principalement aux branches « industries extractives » (+75,3%), « industries du bois et meubles » (+10,2%) ainsi que « Electricité, gaz et eau » (+12,2%).
    Malgré une décennie de crise, le pays continue de maintenir ses avantages comparatifs dont sa position centrale en Afrique de l’Ouest, son parc d’infrastructures modernes, son potentiel hydroélectrique, la disponibilité des terres arables et fertiles et l'existence d’agences de recherches agronomiques etc.
    L’industrie manufacturière reste la plus diversifiée de la région ouest africaine. Le pays se situe à la 10ème place d’Afrique au classement 2018 de l’indice de performances de la compétitivité industrielle de l’ONUDI (CPI 2018).

  • Banque et finances

    Le secteur bancaire connait une croissance soutenue ces dernières années du fait de la montée en puissance des filiales des banques à capitaux africains. Il est le plus important de la zone UEMOA et compte 28 banques et établissement financiers et 50 entités au titre des Systèmes Financiers Décentralisés en 2018. La BCEAO en est la Banque Centrale. Sa politique monétaire permet la stabilité des prix de l’économie.
    Le pays abrite en outre, le siège de la Bourse des Valeurs Mobilières (BRVM). L’analyse des indices sectoriels montre la bonne tenue des activités boursières au niveau des secteurs des services publics, des finances, de la distribution, du transport et des autres secteurs. La capitalisation boursière composite poursuit sa progression du fait de l’intensité des échanges sur le marché des actions et celui des obligations. Elle s’élève en 2016 à 9 408,0 milliards, en hausse de 10,7% par rapport à la période correspondante de 2015. Le marché des actions a progressé de 11,3% pour une capitalisation de 7 645,0 milliards. Source : Rapport Economique et Financier 2017 du Ministère de l’Economie et des Finances.

  • Economie Numérique

    La Côte d’Ivoire compte 32 millions d’abonnements aux services de télécommunications mobiles, 13 millions d’abonnements Internet mobile et 10 millions. Le pays se classe au 23ème rang d’Afrique Subsaharienne du Rapport GSMA 2018 sur l’économie mobile.
    Le pays s’est engagé à promouvoir des actes et services publics dématérialisés aux opérateurs économiques et aux citoyens. Le Gouvernement a en effet adopté en Conseil des Ministres du 23 juillet 2015, une charte pour l’environnement des affaires, qui constitue le fondement de la vision de dématérialisation des actes et services publics, visant à améliorer significativement la célérité de traitement des demandes des opérateurs économique et accroitre la réactivité et la transparence des services publics.
    L’Etat a initié plusieurs projets visant le développement accru de la gouvernance électronique à travers une plus grande disponibilité des services en ligne dans tous les domaines (Education, Santé, Etat civil, Agriculture, Justice, Finances, etc.).